Le contrat d’entretien saisonnier : l’écrire, le poser, le renouveler
Trois contrats perdus l’hiver parce que personne n’a appelé, ce sont trois clients partis ailleurs sans jamais dire non.
Mis à jour le 4 octobre 2026
Ce que le contrat doit dire
Un contrat de saison n’est pas une façon de facturer — ça, le tarif le fait. C’est une entente qui finit, et que quelqu’un doit rappeler avant qu’elle finisse.
- Les deux dates : le début et la fin. C’est la fin qui compte, c’est elle qui déclenche le renouvellement.
- Ce qui est compris : un nombre de visites, ou une fréquence, ou un plafond. Un contrat de déneigement se dit souvent en centimètres de neige pour la saison : au-delà, les passages se facturent en plus.
- Le montant, et sa base : pour la saison, par mois, par visite.
- Ce qui n’est pas compris, nommé — c’est là que les chicanes se préparent.
- Le genre de visite que le contrat couvre, pour que les visites sachent quoi faire.
- La fiche concernée quand le client en a plusieurs : l’entrée d’en haut et celle d’en bas ne sont pas le même contrat.
Poser les visites, également espacées
« Dix-huit visites du 1er mai au 30 septembre » veut dire une visite tous les huit jours et demi, pas « toutes les semaines ». Poser une fréquence fait déborder le contrat ou le finir trop tôt, et dans les deux cas le client compte.
La première visite tombe au début, la dernière à la fin, et le reste se répartit. Le bureau les déplace ensuite, parce que c’est lui qui connaît les congés.
Un contrat signé à la mi-saison ne repart pas de zéro : les visites déjà faites comptent. Un logiciel qui les ignore propose dix-huit visites de plus à un client qui en a déjà eu huit.
Le renouvellement se décide soixante jours avant
Soixante jours, c’est le temps de parler au client, d’ajuster le prix et de poser les visites avant que la saison commence. À trente jours, c’est une course; le jour de la fin, c’est trop tard — le client a déjà demandé un prix ailleurs.
Le renouvellement d’une saison complète se fait en bloc, avec la même hausse pour tous, arrondie au dollar. Cent cinquante contrats un par un, c’est une journée de formulaires, et c’est là qu’on en oublie douze.
La hausse annuelle, écrite d’avance
Une hausse de deux ou trois pour cent annoncée dans la lettre de renouvellement se discute rarement. Une hausse de quinze pour cent après quatre ans sans bouger se discute toujours, et souvent en perdant le client.
Écrivez la règle une fois, appliquez-la chaque année, et dites-la dans la lettre.
Les métiers que ça concerne d’abord
Les questions courtes
Quand faut-il renouveler un contrat d’entretien saisonnier ?
Soixante jours avant sa fin. C’est le temps qu’il faut pour parler au client, ajuster le prix et placer les visites avant le début de la saison.
Comment répartir les visites d’un contrat de saison ?
Également espacées entre le début et la fin : dix-huit visites du 1er mai au 30 septembre font une visite tous les huit jours et demi. La première tombe au début, la dernière à la fin, et le bureau déplace ensuite selon les congés.
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